Commerce connecté : où en est le Luxembourg ?

Le commerce connecté : une tendance en devenir au Grand-Duché de Luxembourg ?

Plus de 90% des Luxembourgeois, de 16 à 74 ans, sont équipés d’un téléphone mobile ou d’un smartphone. Ces chiffres de la Statec (Institut national de la statistique et des études économiques du Luxembourg), édités en janvier 2013, prouvent que le Grand-Duché est résolument connecté.

Mais les commerçants ne semblent pas encore profiter de l’aubaine au sein de leurs enseignes, en utilisant cette ultra connectivité comme outil de promotion, de vente ou pour améliorer l’expérience et la relation clients.

Pourtant, le commerce connecté a de plus en plus le vent en poupe.

A-t-il un futur à Luxembourg ?

Luxembourg hyper-connecté
Aujourd’hui, chaque nouvelle sortie de Smartphones ou de tablettes fait l’objet d’un événement grandiose chez les opérateurs nationaux.
Et l’engouement toujours au rendez-vous prouve donc que les Luxembourgeois aiment la technologie mobile.

En effet, selon la Statec, parmi les internautes mobiles (mobinautes), 50%  utilisent leur téléphone mobile/smartphone pour accéder à Internet en dehors du travail ou du domicile, 44% se connectent à un ordinateur (laptop, notebook, netbook), 20% à une tablette et 58% des mobinautes utilisent une application de géolocalisation sur leur appareil mobile.

Nous pouvons donc aisément imaginer que cette tendance d’hyper-connectivité soit utilisée à des fins marketing.

De l’e-commerce au commerce connecté
Ces dernières années, les achats sur Internet ont augmenté au Grand-Duché.

Les deux tranches les plus friandes de ce nouveau type de shopping sont les 25-34 ans (70%) et les 35-44 ans (68%), ce qui, à Luxembourg, représente des tranches d’âge ayant un très bon pouvoir d’achat.

Mais cette tendance n’est pas uniquement grand-ducale : elle est observée partout dans le monde. Aujourd’hui, nous sommes loin du processus d’achat classique (étapes de recherche d’informations, de commande, de livraison), se réalisant en une seule visite en boutique. Souvent, les clients s’informent sur Internet avant d’acheter : ils se documentent, comparent puis se déplacent éventuellement en point de vente pour “voir” le produit et vérifier qu’il corresponde bien aux critères recherchés ou pour glaner des informations auprès du vendeur. Ensuite, l’acte d’achat peut se faire par Internet où les conditions de vente et les prix pratiqués répondent à une concurrence rude, à l’avantage du client qui choisira le plus offrant.
Les consommateurs ont aujourd’hui adopté une attitude “cross-canal” et se servent de toutes les ressources online et offline à disposition pour mieux acheter.

Pour répondre à ce nouveau comportement d’achat, les commerçants intègrent la technologie dans leur stratégie de vente car la concurrence ne se situe plus seulement dans un autre magasin, mais aussi en ligne ! Les clients n’hésitent pas à dégainer leur smartphone pour comparer une offre.

Ainsi, les enseignes de distribution développent des concepts connectés.
Darty, par exemple, vient de développer en France une offre “click & collect”, permettant à ses clients d’acheter en ligne et de venir retirer les achats en point de vente.
Cette idée n’est pas sans rappeler les plateformes “Drive” (retrait de ses courses après commande en ligne), adoptées par de nombreuses grandes surfaces au Grand-Duché, comme Auchan, Cora, Delhaize, etc.

Du côté des enseignes de prêt-à-porter, certaines d’entre elles proposent des vitrines interactives, permettant aux clients de visualiser la collection via des écrans tactiles, sans même entrer dans les magasins. Certains offrent même la possibilité de se photographier puis de faire défiler sa silhouette habillée des produits vendus par l’enseigne, visibles grâce aux écrans installés en devanture du magasin.
D’autres commerces vont jusqu’à permettre l’achat, même lorsque le magasin est fermé. Par exemple, une marque de vêtements féminins américaine, appelée Kate Spade Saturday, avait installé des vitrines interactives et tactiles éphémères à New York. Accessibles 24h/24, les vitrines donnaient accès, grâce à un écran tactile, à un choix d’articles, que l’on pouvait visualiser sur soi par le biais de photos avant de les acheter, pour enfin se les faire livrer n’importe où en ville.

Kate Spade Saturday - Vitrine tactile et interactive  Source : La Minute Retail

 

Le Grand-Duché se laisse séduire… doucement !
En matière de commerce connecté, Luxembourg n’a pas encore réellement suivi la tendance, malgré des chiffres encourageants pour l’utilisation des terminaux mobiles.

Aujourd’hui, seules quelques enseignes font preuve de connectivité, comme les grandes surfaces et leur système de “Drive”, cité précédemment.
Nous pouvons également souligner les nombreux restaurateurs qui proposent de commander en ligne et de livrer où bon vous semble.

Une autre initiative connectée a été importée de France jusqu’à la rue Notre-Dame à Luxembourg, où l’enseigne “Les Nouveaux Ateliers” propose une cabine 3D, permettant de prendre les mesures du client afin de confectionner des costumes et des chemises sur mesure, sans perte de tissu ou sans retouches nécessaires.

Toutefois, le potentiel des consommateurs luxembourgeois n’est pas encore suffisamment exploité bien que le besoin technologique soit présent.
Une opportunité est donc à saisir !
Cependant, le commerce connecté doit être étudié dès le choix de l’emplacement du point de vente car pour prévoir l’investissement technologique, il faut que la surface s’y prête, mais également que l’enseigne attire le client afin de rentabiliser les coûts.

Les Nouveaux Ateliers à Luxembourg - Cabine 3D pour prise de mesures Sources : www.essec.fr, www.lesnouveauxateliers.com
 
Sources :
http://laminuteretail.com/2013/09/14/kate-spade-saturday-et-ses-vitrines-tactiles-et-connectees/
www.statec.lu
http://www.awt.be/web/ebu/index.aspx?page=ebu,fr,foc,100,204
http://www.lesnouveauxateliers.com
http://www.lequotidien.lu/multimedia/41516.html
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2 Responses to Commerce connecté : où en est le Luxembourg ?

  1. Anthony says:

    Merci pour cet article intéressant et très content que mon billet vous ait été utile !

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